Lapsus, piège, stratégie, spontanéité … les “petites phrases” de nos politiques n’ont pas fini de faire parler d’elles.
Les réactions se multiplient dans les médias et sur les réseaux sociaux, après la proposition de Vincent Peillon de relancer le débat sur la dépénalisation du cannabis. “L’interrogation mérite d’être menée” a déclaré le ministre dans l’émission “Tous Politiques” sur France Inter.
Comprendre l’intervention du ministre de l'éducation :
Erreur de parcours ?
Vincent Peillon n’est pas sans connaître la très ferme position du gouvernement quant à la dépénalisation du cannabis. François Hollande a toujours été clair sur ce sujet pendant la campagne, face à ses détracteurs qui le qualifiaient de “mou”. Duflot avait également fait les frais de ses divergences en début de mandat.
Piège ?
Pas d’excuse non plus de ce côté. Si le ministre n’a pas abordé de lui-même le sujet de la dépénalisation du cannabis, il aurait très bien pu donner une réponse cohérente avec la position du gouvernement.
Stratégie ?
Pour Eduardo Rihan Cypel, député PS de Seine-et Marne, Vincent Peillon “n’a pas besoin d'une polémique pour exister”.
Non, pour Vincent Peillon, être ministre et solidaire de son gouvernement n’empêche pas d’exprimer des idées personnelles, le ministre n’efface pas l’Intellectuel.
Alors, doit-on toujours rester cohérent avec son gouvernement quand on est ministre ? Ou peut-on faire part publiquement de ses “réflexions personnelles” bien que divergentes ?
Ces petites phrases qui font le jeu de l’opposition, à l’image du “pain au chocolat” de Jean-François Copé, n’en finissent pas de fasciner les foules.
L’ina rassemble ces phrases chocs, polémiques, drôles, ou mythiques sur le site “Dites-le avec l’Ina”.