A Marseille, le rassemblement de soutien aux Pussy Riot a tourné au ridicule, ce vendredi 17 août 2012 à 12h devant le Consulat de Russie, 3 av Ambroise Paré, dans le 8e arrondissement de Marseille.
Des sympathisants du groupe russe s'étaient rassemblés pacifiquement mais ont été interpellées par la police. "Ils portaient des cagoules sur la voie publique", tranche un haut gradé. "Ce qui est interdit. Ils seront donc interrogés et verbalisés."
Des rassemblements avaient lieu un peu partout, notamment à Moscou, et dans 57 villes européennes et à travers le monde à quelques heures du verdict.
Pour rappel, les Pussy Riot, encouraient jusqu'à 7 ans de prison (camp) pour un happening de trois minutes.
Les trois jeunes femmes du groupe punk féministe russe ont déjà passé 6 mois en prison car coupables d’avoir participé le 21 février 2012, dans la Cathédrale du Christ Sauveur à Moscou, à une prière punk intitulée "Sainte Vierge chasse Poutine".
Elles sont coupables, de "hooliganisme et d’incitation à la haine religieuse". La juge Marina Syrova, chargée de l'affaire, en poste au tribunal Khamovniki, depuis trois années, a prononcé prés de 180 verdicts et un seul acquittement. Chiffre qui interroge les avocats des Pussy Riot, sur une éventuelle libération de leurs clientes ce vendredi en début d’après midi. Elles sont sans doute les prisonnières les plus connues de Russie, véritables symboles de tout ce qui ne fonctionne pas ou plus en Russie. Ce procès dénonce aussi la répression grandissante de toute forme de contestation en Russie, et met en lumière les dérives inquiétantes d’autorités prêtes à utiliser la justice comme arme politique pour combattre ses opposants pacifiques.
Bien au-delà d’une performance, cette prière s’est transformée en affaire d'Etat. C’est une véritable révolution anti-Poutine qui se lève. La contestation grandissante de ces personnes accusées à tort à travers le pays, de cette justice qui marche sur la tête. Ainsi des milliers de personnes dans les rues de Moscou, preuve d’une fracture importante dans une société russe à deux visages.
Le 27 juin : Une centaine de personnalités de la culture russe signent un appel à la libération des Pussy Riot, estimant que les poursuites « discréditent le système judiciaire russe ».
Le 7 août : La chanteuse américaine Madonna appelle pendant un concert à Moscou à libérer les Pussy Riot et leur apporte son soutien comme l’ont fait d’autres stars internationales de la chanson, notamment Sting, les Pet Shop Boys, le leader des Who Pete Townshend, Björk, Peaches et de Yoko Ono.
Le procès de Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 30 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, est suivi partout dans le monde, au grand dam du Kremlin...
Les trois femmes ont ainsi reçu de nombreuses marques de soutien international, notamment de la part de députés allemands, et de la ministre française de la Culture, Aurélie Filippetti.
Source : Pussy Riot: La Voix de la Russie
Organisations signataires : Amnesty International France, Association Russie-Libertés, Convoi Syndical pour la Tchétchénie, FreePussyRiot.org France, Fédération Internationale des ligues des Droits de l'Homme (FIDH), Ligue des droits de l’Homme, Mouvement des Jeunes Socialistes, Les Jeunes écologistes, Osez le Féminisme !, Syndicat SUD-PTT. Avec le soutien de l’Union syndicale Solidaires.
La liste est longue et s’allonge de jours en jours, en attendant le verdict …
Soutien aux Pussy Riot : les actions en France - Le blog de Danactu-résistance
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