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Le président de la République commémore les 70 ans de la rafle du Vel d'Hiv

Politique Info non vérifiée Info vérifiée Paris, France - 22 juillet 2012

Le président de la République François Hollande a déposé une gerbe de fleurs ce 22 juillet 2012 à l'ancien emplacement du Vélodrome d'Hiver en souvenir de la rafle qui a eu lieu les 16 et 17 juillet 1942.

S'en est suivi une cérémonie en présence de nombreuses personnalités politiques, dont le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, la ministre de l'Egalité des Territoires et du Logement Cécile Duflot, le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon et sa ministre déléguée, chargée de la Réussite éducative, George-Pau Langevin.

Le 16 et 17 juillet 1942, la police française raflait 13 152 Juifs à Paris et en banlieue. Certains seront envoyés dans le camp de Drancy et d'autres (environ 7 000) seront parqués dans le Vélodrome d'Hiver, où ils resteront cinq jours sans nourriture et avec un seul point d'eau. Ils furent ensuite envoyés dans des camps de transit dans le Loiret (Drancy, Pithiviers, Beaune-la-Rolande), puis à Auschwitz, dont seuls 25 adultes et quelques enfants revinrent vivants.

Le 16 juillet 1995, le président Jacques Chirac reconnaissait pour la première fois la responsabilité de la France dans la rafle et dans la Shoah dans un discours prononcé devant le monument commémoratif de la rafle, dont voici quelques extraits :

"Ces heures noires souillent à jamais notre histoire et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l'occupant a été secondée par des Français, par l'État français.

Il y a cinquante-trois ans, le 16 juillet 1942, 4 500 policiers et gendarmes français, sous l'autorité de leurs chefs, répondaient aux exigences des nazis.

Ce jour-là, dans la capitale et en région parisienne, près de dix mille hommes, femmes et enfants juifs furent arrêtés à leur domicile, au petit matin, et rassemblés dans les commissariats de police.

La France, patrie des Lumières et des Droits de l'Homme, terre d'accueil et d'asile, la France, ce jour-là, accomplissait l'irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux."

François Hollande a également reconnu la responsabilité de la France dans la rafle ce matin en déclarant que "nous devons aux martyrs juifs du Vélodrome d'Hiver la vérité sur ce qui s'est passé il y a 70 ans" et "la vérité, c'est que ce crime fut commis en France, par la France". "La vérité est dure, cruelle" mais "la vérité, c'est que la police française, sur la base des listes qu'elle avait elle-même établies, s'est chargée d'arrêter des milliers d'innocents", qu'ils ont été escortés "par la gendarmerie française jusqu'au camp d'internement", "la vérité, c'est que pas un soldat allemand, pas un seul, ne fut mobilisé pour l'ensemble de l'opération", avant de rendre hommage à Jacques Chirac dont "le grand mérite (...) est d'avoir reconnu ici-même, le 16 juillet 1995, cette vérité".

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