Bob Diamond s’est contenté de présenter ses excuses et avoue avoir subi des pressions pour truquer le taux d'intérêt Libor par le gouvernement Britannique. Dans une lettre envoyée aux collaborateurs de Barclays, Robert Diamond écrit que «personne n’est plus désolé, déçu et en colère à propos de ces événements que moi». La banque britannique a accepté de payer près d’un demi-milliard de dollars d’amende, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, pour avoir tenté de manipuler le Libor, un taux d’intérêt qui sert de référence à la finance mondiale.
Ce scandale ébranle la City et a coûté, son poste à Marcus Agius, le président de Barclays. En poste depuis six ans, ce dernier a lui aussi présenté ses excuses. Par sa démission, il entend assumer la responsabilité du «coup dévastateur» subi par son établissement. Cette affaire de manipulation du taux Libor concerne dix-huit autres banques, dont UBS et Credit Suisse.