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PSA Peugeot dans la tourmente
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Le sort du site PSA Peugeot-Citroën d'Aulnay-sous-Bois scellé d'ici à fin juillet

Politique Info non vérifiée Info vérifiée Paris, France - 28 juin 2012

Quelque 1 500 salariés de tous les sites PSA Peugeot-Citroën se sont rassemblés jeudi 28 juin 2012 devant le siège parisien de leur entreprise. Le délégué de la CGT de l'usine Continental AG de Claroix, Xavier Mathieu, et le candidat à l'élection présidentielle 2012, Philippe Poutou, sont venus les soutenir.

Alors qu'ils manifestaient pour le maintien de leur emploi, le président du directoire, Philippe Varin, a confirmé la tenue d'un comité central d'entreprise (CCE) avant fin juillet. La fermeture du site d'Aulnay-sous-Bois pourrait y être entérinée et l'objectif de faire 1 milliard d'euros d'économies en 2012 sera revu à la hausse. Le sort du site de Rennes devra également être décidé.

La manifestation s'est déroulée le jour du rassemblement d'un comité de groupe de PSA Peugeot Citroën. Lors de cette réunion, "Philippe Varin nous a dit que les sites de Rennes, Sevelnord, Madrid et Vigo [en Espagne, ndlr] vivront, mais il n'a pas dit qu'Aulnay vivra", a rapporté Anne Valleron, représentante de la CFE-CGC, au quotidien Les Echos.

 

Des usines en difficulté

"C'est dans le cadre d'une instance comme le CCE qu'une décision comme celle-ci peut être prise", a déclaré le directeur industriel du groupe, Denis Martin, interrogé sur les possibilités de fermeture du site. Le CCE sera l'occasion d'évoquer "l'avenir de l'ensemble de nos sites industriels", a continué Denis Martin, reconnaissant que le groupe "aura un examen plus attentif" sur certains sites ou centres "qui ont plus de difficultés que d'autres". "Il y a un certain nombre de dispositions à prendre vis-à-vis des autres établissements [que celui d'Aulnay-sous-Bois, ndlr], entre autres celui de Rennes, mais aussi de nos autres sites industriels, de nos sites de recherche et développement", a-t-il averti.

Depuis un an, les difficultés des sites d'Aulnay et de Rennes reviennent régulièrement dans le débat public. Beaucoup de constructeurs ont pointé du doigt les surcapacités en Europe sur le segment B, les "Citadines/Polyvalentes" ou "Sous-compactes", notamment les 208 et C3. Ces modèles souffrent le plus du retrait de la prime à la casse, et depuis la fin de cette opération, les constructeurs compensent les aides de l'Etat en cassant les prix de leurs petites berlines pour continuer de les écouler auprès de consommateurs touchés par la crise et l'austérité.

Sur ce segment B, les constructeurs ont augmenté leurs capacités en Europe de l'Est au milieu des années 2000, mais ont surestimé les opportunités de ce marché qui a finalement été inondé de voitures d'occasion allemandes. Résultats, PSA Peugeot-Citroën a trop construit et se retrouve avec une usine en trop. Entre Aulnay et Poissy, il fallait trancher.

 

Plan de restructuration

Le site d'Aulnay-sous-Bois, inauguré en 1973, a déjà vu ses effectifs tomber de 6 300 salariés dans les années 1980 à 3 300 aujourd'hui. En 2011, la production a été ramenée à 135 000 véhicules alors que l'usine a les capacités pour en assembler 150 000. La fermeture du site est de plus en plus imminente, même si la direction continue de dire qu'elle n'est pas d'actualité et refuse de s'engager au-delà de 2014.

La CGT, qui en vient à manifester devant le siège, demande une garantie pour les emplois. Il est hors de question pour le syndicat d'accepter les arguments économiques de la direction, comme les pertes de la branche automobile. "Si on met 3 000 personnes au chômage, on fait quoi ?, a demandé le délégué CGT Jean-Pierre Mercier au quotidien Les Echos. On demande aux collectivités de gérer la misère ? Le département et la commune son eux aussi en déficit."

Une solution serait d'enterrer l'usine avant sa fermeture. "Nous devrions prendre exemple sur Open, en Allemagne, qui a d'ores et déjà annoncé la fermeture de son usine de Bochum pour 2016, a proposé Tanja Sussest, représentante du syndicat maison SIA. Cela laisse plus de temps au salariés pour se retourner".

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