Des violences ont éclaté simultanément dans plusieurs régions du pays, dans la nuit de lundi à mardi, et elles se sont poursuivies dans la journée du mardi 12 juin. Selon les autorités, les troubles sont menés par des salafistes. Ils ont attaqué les sièges d'institutions représentant le pouvoir, comme des postes de police, des tribunaux, des locaux du principal syndicat ou de partis politiques.
Ces affrontements interviennent sur fond de tensions dès dimanche, après que des salafistes ont attaqué le palais El Abdellya à la Marsa où se déroulait une exposition dans le cadre de la manifestation culturelle "le printemps des Arts" qui présentait, selon eux, des tableaux blasphématoires.
Un couvre-feu nocturne a donc été décrété mardi sur le grand Tunis et dans quatre régions du pays. C'est la première fois depuis mai 2011 que la capitale tunisienne est soumise à un couvre-feu. L'Etat d'urgence est toujours en vigueur dans le pays depuis le soulèvement qui a abouti à la chute de Ben Ali le 14 janvier 2011.