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Les salariés d'ArcelorMittal occupent les bureaux de la direction à Florange

Politique Info non vérifiée Info vérifiée Florange, France - 20 février 2012

Les salariés de l'entreprise de métallurgie Arcelor Mittal occupaient lundi 20 février 2012 les locaux de la direction de l'usine à Florange en Moselle. Ils sont, selon leurs syndicats, déterminés à obtenir des engagements des pouvoirs publics pour "assurer la survie du site".

Notre Reporter Citizenside écrit :

"Répondant à l'appel d'une intersyndicale CFDT-CGT-FO-CFE/CGC, entre 150 et 200 métallurgistes casqués ont pris, vers 8 heures, possession des "grands bureaux" de l'usine, au cri de "Mittal, on veut travailler". Arrivés dans les étages supérieurs désertés par la direction générale et les cadres, ils se sont rapidement rendus, avec leurs drapeaux et leurs chasubles chamarrées, dans la grande salle du comité directeur de l'établissement.

"Aujourd'hui, Florange est à nous", a lancé un syndicaliste sous les vivats de ses camarades. "A partir de tout de suite, la direction est au chômage technique. Nous resterons dans ces bureaux tant que les hauts fourneaux de l'usine n'auront pas redémarré", a renchéri le responsable de la CFDT, Edouard Martin.

"Que les candidats [à la présidence de la République, ndlr] qui affirment aimer les usines s'engagent pour assurer la survie du site", a-t-il poursuivi devant une forêt de micros et de caméras, promettant "au moins une action par semaine jusqu'au 6 mai", date du second tour de l'élection présidentielle.

"L'Etat a sauvé les Lejaby. Il doit intervenir pour nous", a poursuivi le responsable FO, Walter Broccoli. "Si Mittal ne veut plus de Florange, qu'il s'en aille... Mais il est hors de question qu'il démantèle l'usine, uniquement pour qu'elle ne soit pas reprise par un concurrent", a affirmé le syndicaliste, très déterminé.

"Que le gouvernement fasse voter une loi interdisant le démantèlement. Avec les ouvriers et les pouvoirs publics territoriaux, nous trouverons des partenaires intéressés par le site", a encore assuré Edouard Martin.

Dans un communiqué publié à Paris, la direction d'ArcelorMittal France a dit "vouloir croire que la raison l'emportera sur des actions qui risquent d'empêcher un dialogue social constructif".

Vers 10 heures, les protestataires étaient confortablement installés dans les locaux administratifs du site Mosellan où chauffaient les cafetières et où l'on confectionnait les sandwiches, alors que sur le parvis ensoleillé, les responsables syndicaux enchaînaient les interviews aux chaînes de télévision.

En début d'après-midi, des tentes, des tables et des bancs avaient été dressés devant l'immeuble administratif pour "officialiser" l'occupation, a expliqué Jean Mangin, responsable de la CGT. "Ce sera le village de la résistance, où les ouvriers pourront venir s'exprimer sur leur lutte", a-t-il ajouté.

Les ArcelorMittal ont aussi reçu la visite de leur premier candidat à la présidentielle: Alexis Jaros, un professeur de musique de Joudreville (Meurthe-et-Moselle) venu leur parler de la "vertu" prônée dans son programme.

Cette occupation constitue la première étape du "cauchemar" promis par les syndicats au gouvernement, après l'annonce par la direction du groupe, la semaine dernière, que les deux hauts fourneaux du site ne redémarreraient pas au deuxième trimestre.

Pour les syndicats, cette décision annoncerait la "mort programmée du site" où travaillent quelque 5.000 personnes. Le n°1 mondial de la sidérurgie assure au contraire qu'il ne s'agit que d'une mise en veille temporaire rendue nécessaire par une demande insuffisante."

 

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