En novembre 2000, le Premier ministre israélien Ehud Barak (Parti travailliste, centre-gauche) approuvait le premier projet de construction d’une « barrière de sécurité » entre Israël et les Territoires palestiniens. Sa construction, générant de nombreuses expropriations de terrains et des saccages de plantations, commença en juin 2002 dans la région de Jenine, dans le nord de la Cisjordanie.
Sur les 810 km de mur de sécurité prévu, 520 km avaient été construits à l’été 2010 pour un montant total estimé à 2,1 milliards de dollars, soit 2 millions de dollars par km, auxquels s’ajoutent près de 6 millions de dollars pour la construction de routes et tunnels réservés aux colons.
85% du mur est construit à l’intérieur même de la ligne verte, frontière de Cisjordanie définie en 1967. Lorsqu’il sera achevé, le mur et la politique d’occupation qui l’accompagne auront annexé de facto 46% de la Cisjordanie. La population palestinienne de Cisjordanie et de la bande de Gaza, incluant près d’1,5 millions de réfugiés, seront alors confinés dans seulement 12% de la Palestine de l’époque du mandat britannique.
Au total, il y a :
-34 checkpoints fortifiés, dont 3 terminaux, 9 terminaux commerciaux et 22 pour les voitures et les travailleurs
-634 checkpoints et autres obstructions militaires incluant des tranchées, des blocages de routes, des portes métalliques
-1 661 km de routes réservées aux colons connectant les différentes colonies