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Japon : Les vraies causes de l'augmentation de la température dans les villes

Planète Info non vérifiée Info vérifiée Shinjuku, Japon - 17 juillet 2012

Il fait de plus en plus chaud au Japon, et notamment dans les grandes villes, cela ne se discute pas, c'est un fait avéré. Or si les relevés mettent tous en évidence ce phénomène lourd de conséquences pour la santé autant que pour l'économie, le coupable n'en est pas le réchauffement climatique global contrairement à ce que voudrait la doxa bien commode de notre époque, mais l'urbanisation qui accumule cause aggravante sur cause aggravante.

Un article du prestigieux quotidien Asahi Shimbun - la référence nippone pour la quasi-totalité de la presse française - vient d'ailleurs avec une rare franchise de pointer du doigts ces fauteurs de trouble qui ont durablement, pour ne pas dire définitivement, engagé le Japon dans une dangereuse escalade des températures.

Et ces malfaiteurs, ce sont les hautes constructions et le goudronnage d'étendues de plus en plus vastes de terrain.

Les hautes constructions tout d'abord, détournent les flux aériens mais aussi les canalisent et créent ainsi des effets de soufflerie (bilu-kaze en japonais) qui assèchent les secteurs qu'ils balayent et charrient nombre d'aérosols et de poussières qui engendrent de plus en plus de pathologies oculaires, pulmonaires et cutanées.

En outre, ces tours sont de vrais goinfres en énergie, puisqu'elles ne peuvent être qu'intégralement climatisées à partir d'une certaine hauteur, et qu'afin de les rendre commercialement attractives, elles sont le plus souvent équipées d'ascenseurs super-rapides, également fort gourmands en électricité.

Enfin les gratte-ciels sont de plus en plus fréquemment habillés de revêtements en verre ou en matières marbreuses qui, en renvoyant les rayons solaires à d'autres immeubles qui les leur renvoient à leur tour etc. constituent de véritables fours à convection géants... qui rendent absolument inévitable un recours renforcé à la climatisation, elle-même fort gloutonne en énergie et productrice de chaleur (Îlot de chaleur). Le tout, système multiplicateur s'il en est, débouchant entre autre sur le fameux syndrome du bâtiment malsain.

Pour ce qui est des chaussées, de plus en plus nombreuses à mesure que les villes s'étendent et que les terres arables sont converties en terrains à bâtir, elles représentent d'authentiques aspirateurs à rayons solaires par leur couleur et leur densité. Cette imperméabilité qui retient la chaleur accumulée durant toute la journée est également préjudiciable aux nappes phréatiques désormais en partie privées de "points d'entrée", et l'eau de pluie glissant sur le macadam s'en va en plus dans les égouts et les cours d'eau contribuant aux débordements et autres inondations.

Bref, les villes modernes ont tout pour elles. Et plus on bâtira haut, et pire ce sera. Une cause bien humaine, qui n'a rien à voir avec le "réchauffement climatique global" qui, de toute évidence, a bon dos et permet pour certains de s'exonérer à bon compte de leurs responsabilités.

 

Légende-photo : Nous voilà en plein Tokyo, devant une énième tour en verre en construction. On peut voir dans ces photos des ouvriers à son faîte hissant et fixant ces fameux panneaux de verre, véritables miroirs convecteurs qui à peine posés ne manquent pas de réfléchir les rayons du soleil estival en direction de la rue et des autres immeubles environnant... qui le lui rendent bien. Et sur les trottoirs, tout le monde de s'éponger le front en tentant désespérément de se souvenir s'il faisait aussi chaud du temps de leur jeunesse. Or non seulement il ne faisait en moyenne pas aussi chaud, mais encore le vent soufflait de façon plus homogène entre les petites maisons traditionnelles. Alors il n'y a plus qu'à se résoudre à tenter de compenser la modernité par la modernité: on se dirige vite vers un des nombreux distributeurs automatiques de boissons (qui ne manquent pas de contribuer eux aussi au réchauffement général) pour s'acheter quelque chose de frais aussitôt sué que bu. Ce n'est plus un cercle vicieux, mais les sept cercles de l'enfer dantesque.

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