Pour la troisième année consécutive, forte du succès des éditions précédentes, une marche réunissant des centaines de personnes a été organisé ce samedi 19 novembre, à Paris, afin de dénoncer haut et fort l’industrie tortionnaire de la fourrure.
Sous les couleurs d’une bannière au message on ne peut plus clair, « Pour une mode respectueuse des animaux », militants et associations de protection animale ont défilé, très nombreux, au cœur de la capitale.
Ils ont rappellé d’une seule voix au public que plus de 50 millions d’animaux sont tués chaque année pour leur fourrure, massacre perpétué pour des besoins aussi superficiels que l’apparence vestimentaire.
Cette marche vise également à interpeller les principaux responsables de cette hécatombe : les créateurs de mode ainsi que les consommateurs ; car il ne faut pas sous-estimer la demande constante de vêtements incluant des peaux d'animaux.
Derrière les vêtements luxueux, ce sont des millions d’animaux qui souffrent dans les fermes à fourrure, pour finir par être achevés de façon cruelle.
Les animaux utilisés pour la fourrure sont les visons, les renards, les lapins, les putois, les ragondins, les chinchillas, les martres, les loups, les lynx, les agneaux (astrakan), les chiens et les chats (2 millions par an), etc.
Les animaux dans les fermes à fourrure sont en effet confinés dans des cages minuscules toute une année, et voient leur souffrance accentuée pendant le printemps et l’été, la grande majorité, et tous les nouveaux nés, se trouvant dans un état d’extrême déshydratation, qui conduit souvent à une mort par épuisement…
Certains animaux étant également capturés dans la nature, ils en viennent à ronger leurs propres pattes, rendus fou par cette incarcération.
Ceux qui ont survécu seront tués par des méthodes expéditives – la recherche du coût le moins élevé en est le moteur – toutes aussi cruelles les unes que les autres : gazage, électrocution par l’anus ou les organes sexuels, cou brisé… Rien ne leur est épargné.
Et de surcroît, il faut savoir que sur 180 animaux tués, 42 sont effectivement utilisés et le reste est jeté.
« Il existe de nombreuses solutions pour se vêtir chaudement ! L’utilisation et le port de la fourrure animale aurait dû s’arrêter lorsque l’homme a enfin réalisé que les animaux peuvent ressentir la souffrance et la peur. Et nous continuerons à nous battre pour que les créateurs et les consommateurs en prennent conscience !» déclare Elizabeth Dubot du Collectif Contre la Fourrure.
« Nous », ce sont une trentaine d'associations, telles la Fondation 30 Millions d’Amis, la Société Protectrice des Animaux, la Fondation Brigitte Bardot, PETA France, One Voice, Droits des Animaux, L214, la Coalition Anti Vivisection France, et des dizaines d’autres !! (Liste des participants: http://www.marchecontrelafourrure.fr/content/participants-et-soutiens-2011).