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Une journée d'action pour les mal-logés et les sans papiers à Orléans

Orléans, France ♦ 03 mai 2010
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Journée Interassociative d’action du 3 mai 2010
« Un toit, c’est un droit »

Orléans, Loiret - « Laisser des personnes à la rue sans leur proposer un hébergement est illégal, et contraire aux directives européennes et inacceptable sur le plan humanitaire »

C’est sur ce mot d’ordre, que la journée inter-associative du 3 mai à Orléans, a culminé d’abord avec une première action : l’accompagnement de deux demandeurs d’asile (Afrique et pays de leste de l’Europe), qui ont déposée un recours auprès du tribunal administratif d’Orléans, en vue d’obtenir de la part de l’État français le respect de la loi française, et de la directive européenne en matière de droit au logement.

Les deux demandeurs d’asile accompagnés par une représentante de la Cimade et un représentant de Toits du Monde (voir notre cliché pris à l’intérieur du bâtiment du TA d’Orléans), ont remis à l’accueil du tribunal la demande en vue d’une prononciation par le tribunal, et ainsi condamner l’État, et faire respecter la loi française et la directive européenne dans la matière.

Après cette action symbolique qui a eut lieu vers 11 :30, un peu plus tard, les quelques deux dizaines de militants et anonymes présents qui avaient répondu à l’appel de pas moins de vingt associations et partis de gauche, ce sont transformées en plusieurs dizaines, pour écouter notamment les prises de paroles de la représentante du DAL, de Toits du Monde, de RESF, de la CNL et de la Cimade.

Tour à tour les différents intervenants ont dénoncé je cite « l’hypocrisie et le non respect de la loi, par le gouvernement en matière de droit au logement, et de la directive européenne ».
Ils n’on pas non plus épargnée le représentant de l’État (Préfet) et du Maire de la ville « de tenir des positions chaotiques » et au passage l’association qui à pris le relais de la Cimade dans les centres de rétention administrative et le suivi des demandeurs d’asile.
Ils l’accusent les représentants de l’État et l’État aussi de « ne pas tenir compte des besoins spécifiques des demandeurs d’asile en les baladant d’hébergement d’urgence en hébergement d’urgence.
Les autorités concernées par ces problématiques n’est pas adaptée aux problèmes rencontrés par les familles en attente d’une régularisation de leur situation » (…)

Et les associations demandent notamment : - que le droit au travail des demandeurs d’asile soit réel pour favoriser leur autonomie.
L’accès à la formation professionnelle et à l’apprentissage de la langue doit être immédiat ; que les aides financières soient versées dès la première demande d’asile et pendant toute la procédure, et qu’elles soient l’équivalant du RSA ; que la liberté de choix de mode d’hébergement soit rétablie (soit individuel, soit en CADA) et que soient crées rapidement et suffisamment de nouvelles places de CADA afin d’héberger ceux qui en on fait la demande.

(…) « L’action politique au niveau local et national, est une politique qui consisterait à dissuader qui que ce soit de venir en France et de faire une demande d’asile », affirment les organisations.

En poursuivant « n’oublions pas que le gouvernement tente par tous les moyens de faire en sorte que les associations de défense des travailleurs sans papiers et des demandeurs d’asile, soient neutralisées et disparaissent comme cela à été le cas de nombreuses associations et notamment la disparition de l’Adamif, voici quelques mois ».

Les associations ont dénoncée aussi lors de la prise de parole, la façon dont étaient gérés les centres de rétention et de logement dans lequel vivaient des familles en attente de régularisation de leur dossier de demande d’asile politique ou de cartes de séjour».

La vingtaine d’associations à l’origine de ce rassemblement, ont décidée de mettre l’accent sur le logement, au lieu des problématiques du droit d’asile et des sans papier, considérant je cite « que les personnes en attente qui soient reconnues comme demandeurs d’asile, souffrent autant de la longue attente qui ont leur impose l’administration pour obtenir leur droit de séjour, mais en plus sont laissés dans la nature sans aucune offre de logement adéquat et dans des conditions d’hygiène et de salubrité, ce qui constitue une double peine pour les personnes dans cette situation ».

Selon la CNL, des logements vides pour héberger les demandeurs d’asile et tous ceux qui sont à la rue existent belle et bien « pas moins de 8.000 logements seraient vides dans l’orléanais ». Et la CNL cite encore d’autres chiffres « 15908 demandes de logement dans le département non satisfaites » … « si le Maire de la ville et le Préfet voulaient loger tous ceux ou une partie de ceux qui sont à la rue ils pourraient le faire en réquisitionnant tous ces logements vides, mais ils ne le feront pas » à lancé le Président de la CNL, Michel Ricoud.

En fin de prise de parole, le responsable de l’association Toits du Monde à incité les présents à participer à la prochaine réunion du Collectif Orléanais de résistance à la politique d’immigration qui aura lieu le 25 Mai à la Maison des Associations (Orléans) et qui groupe pas moins de 80 personnes et 40 organisations.

Édition Antonio Dias | agorapress.com
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