En partenariat avec
Envoyez
vos photos & vidéos
Suivre
Ajouté
Abonné
Supprimer
Supprimé
En attente
Chargement
Erreur
Regards sur le Japon
Voir la page de l'événement "Regards sur le Japon"
100
Voter
Voter

Le Japon en état de stress face au poids de la dette nationale

La Couv' Info non vérifiée Info vérifiée Tokyo, Japon - 02 février 2011
On se souvient peut-être de ce personnage de Steven McCrosky incarné par l'excellent Lloyd Bridges dans le fameux "Y a-t-il un pilote dans l'avion ?" qui, sentant que l'avion sans pilote allait probablement s'écraser au sol en dépit du savant téléguidage dispensé par les soutiens de la tour de contrôle, et les efforts déployés par le héros névrotique assis au manche à balais, n'en finissait pas de se "shooter" avec tout ce qui lui tombait sous la main.

Aux 400 coups, il s'écriait alors: "c'était pas le jour pour arrêter de fumer".

Et de fait, on peut se poser la question pour le Japon, de savoir 1) s'il y a effectivement un pilote aux commandes (le Premier Ministre Kan n'a d'ailleurs passé que six heures à Davos où il y a joué les anguilles de craintes qu'on le coince sur le sujet brûlant du jour) et 2) si la cata peut vraiment être évitée.

Oui, la cata, la catastrophe. Car c'est aujourd'hui sur la place publique (cf. http://www.asahi.com/english/TKY201102010475.html ). Si, en toute hypothèse, on s'avisait de vendre tous les biens possédés au Japon - bâtiments, routes, ponts, usines, bas de laine etc. - et sans que cette vente de gros n'entraîne en soi une dépréciation dudit lot, le produit de la vente ne couvrirait même pas l'étendue de la dette du pays.

En d'autres termes, le Japon est virtuellement en état de faillite. Virtuellement seulement parce-qu'heureusement, le Pays du Soleil levant est encore un pays productif et il vaut bien mieux laisser l'arbre continuer de produire ses fruits, que de l'abattre pour le vendre comme du petit bois.

Fragile sursis, et la balle est donc dans le camp du gouvernement du Japon qui doit tout faire sans tergiverser davantage non pas pour "racler les fonds de tiroir" qui, de toute façon, ne seraient ni assez garnis, ni assez profonds, mais bien de relancer la "machine-Japon" afin que la croissance économique génère ce qu'une fiscalité en hausse obérerait sans l'ombre d'un doute. Donc pour faire simple, à partir d'aujourd'hui, la devise du Japon devrait être à l'exclusion de toute autre: Travailler, Produire et Vendre. Sans relâche. D'où notre citation de l'hypertendu interprété par Lloyd Bridges qui résume bien des choses dans ce contexte O! combien nicotiné... voire nitroglycériné.
Voter
Voter
100
Signaler un abus
À voir également
Commentaires (3)
Seuls les lettres, chiffre et '_' sont autorisés.
Merci d'entrer votre adresse email
Envoyer
Annuler