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Japon: pas de repos pour l'opposition au nucléaire... pour les incidents nucléaires non plus

Insolite Info non vérifiée Info vérifiée Tokyo, Japon - 27 octobre 2011

Bien peu de reportages donnent à voir, à l'étranger, ces "permanents" de l'opposition à tout ce qui est, à leurs yeux, responsable du désastre de Fukushima: le ministère de l'industrie (METI) et l'opérateur des centrales sinistrées, TEPCO.

Aussi peut-on les voir, comme ce jeudi 27 octobre 2011, installés pour durer et, ponctuellement, voyant leurs rangs grossir mais dans des proportions absolument sans commune mesure avec les mouvements sociaux qui ont eu lieu un peu partout en Europe, et aux États-Unis.

Ils se réclament pourtant du mouvement des 99%, mais ils peinent à être seulement cent ce jour-là, pris en tenailles qu'ils sont, entre indifférence et résignation générale.

La police les surveille de loin, mais elle sait que ce sont de doux pacifistes qui jouent de la guitare, du tam-tam, distribuent des tracts et, au pire, poussent quelques slogans au travers de petits mégaphones des dizaines de fois moins puissants que ceux des blindés nationalistes ou de ceux qui, ailleurs au même moment, défilaient à Tokyo à bord de tracteurs agricoles pour protester contre toute velléité gouvernementale d'adhérer au TPP (cf: http://fr.wikipedia.org/wiki/Trans-Pacific_Strategic_Economic_Partnership).

C'est que chacun voit midi à sa porte, et d'actualité qui va avec. Pour beaucoup, Fukushima et la question nucléaire, c'est déjà un peu du passé.

L'actualité du moment d'ailleurs vient pourtant ranimer la plaie encore à vif liée à la puissance atomique hors de contrôle. Ainsi, nous apprenons qu'alors que le Japon s'est en quelque sorte engagé devant la communauté internationale à réduire autant que possible sa dépendance à l'égard du nucléaire, le même Japon multiplie les démarches commerciales auprès des nations susceptibles de lui acheter des centrales clef en main.

Le Vietnam, à ce propos, vient tout juste de confirmer publiquement son intention de bénéficier de la "technologie nucléaire" nippone (cf: http://mdn.mainichi.jp/mdnnews/news/20111026p2a00m0na017000c.html).

Mais le destin se rit des vaniteux et des inconséquents, aussi venons-nous d'apprendre que la centrale de Tokai (déjà victime d'un grave accident nucléaire il y a une douzaine d'années et "légèrement sinistrée" les 11 et 12 mars 2011) venait de connaître une fuite d'eau radioactives, et pas une petite: 22 tonnes ! (cf: http://www.japantimes.co.jp/text/nn20111027a4.html ).

De quoi apporter de l'eau au moulin des contestataires qui se sont quittés ce soir en se promettant de se retrouver au même endroit, dès demain.

Et entre-temps, qu'apprendrons-nous d'autre, sur les centrales nucléaires du Japon ?


Note: parmi les photos qui illustrent ce sujet, on relèvera la présence de plusieurs clichés en gros plan donnant à voir un jeune homme portant une écharpe verte et orange. Il s'agit de Sono Ryota (cf: http://www.internationalviewpoint.org/spip.php?article2124 ) qui est un peu la figure de proue de la contestation anti-système et anti-nucléaire depuis les graves évènements du 11 mars 2011. Il avait été arrêté le 23 septembre dernier, évènement dont certains prétendent qu'il avait été planifié pour faire taire le contestataire. Vrai, ou pas ? Une chose est sûre, c'est qu'il est désormais dehors, et que nous l'avons photographié pour vous.

Note2: l'évènement décrit ici s'est bien déroulé le 27 octobre 2011 et non le 26 comme l'indiquent les EXIF. Je me suis (encore) trompé en programmant la date de mon appareil-photo, mais un cliché donnant à voir un journal du jour atteste bien de la date de ce même jour.

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