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Japon : un bonze anti-nucléaire se fait sermonner au pied du NISA

Grand Angle Info non vérifiée Info vérifiée , Japon - 10 août 2012

Les manifestations anti-nucléaires hebdomadaires sous les fenêtres du Premier Ministre Noda (qui vient tout juste de réchapper à une motion de censure visant à l'éjecter de son siège) continuent. Elles continuent même de plus belle tous les vendredis en fin de journée, d'autant que M. Noda qui s'était tout récemment engagé à rencontrer un ou deux représentants des "manifestants du vendredi" avait annulé l'entrevue selon lui pour cause d'urgences parlementaires.

Ce vendredi 10 août 2012, il y avait donc foule comme toujours, mais la police omniprésente formant partout des cordons infranchissables veillait au grain.

C'est dans cette ambiance mi-kermesse, mi-tendue qu'un bonze s'est rendu à Kasumigaséki, le quartier des ministères, où il a salué et encouragé de nombreux participants qui se préparaient pour la manifestation un peu avant 18h00.

Attiré par la vigoureuse harangue d'une jeune femme (japonaise) furieuse comme beaucoup de ses concitoyens de l'attitude de l'agence nationale de sûreté nucléaire, le NISA, le bonze s'est posté devant l'entrée du bâtiment officiel, le temps de prendre une photo-souvenir.

Bien mal lui a pris de faire deux pas en direction de l'entrée du NISA, car un garde de sécurité s'est alors en un éclair élancé à sa rencontre et lui a intimé vertement l'ordre de ne plus faire un pas. Il l'a alors tancé plusieurs dizaines de secondes jusqu'à ce que le bonze s'excuse platement... d'avoir donc pénétré en robe de prêtre sur une sortie de garage séparant d'une bonne quinzaine de mètres la solide grille gardée qui empêche quiconque de pénétrer dans le bâtiment du NISA, lui-même situé une bonne dizaine de mètres en-deçà de la grille.

On a connu plus courtois.

Plus respectueux et surtout plus circonspect, car quand même, ce bonze qui ne faisait que prendre une photo de l'entrée d'un édifice payé par le denier public, n'en avait pas pour longtemps et était loin de ressembler à Ben Laden. Ni de près, ni de loin.

Mais il faut croire que la tension est désormais à son comble; celle des manifestants est évidemment patente, mais celle de ceux qui sont chargés de protéger tout ce qui touche au nucléaire ne doit pas être en reste pour qu'un simple garde s'autorise pareille attitude envers un bonze... ç'aura été pour son bien pensera-t-on. Et c'est probablement ce que l'on appelle faire le bonheur du peuple, même malgré lui.

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