S'il y a bien un marché qui a le vent en poupe en ces derniers jours de l'année, il ne s'agit pas de celui des valeurs mobilières mais indubitablement de celui de tous les jours où l'on peut acheter poissons, crustacés et primeurs en tout genre.
Le célèbre marché du quartier de Uéno (Tokyo) surnommé Améyoko (de Ameya yoko cho autrement dit "l'allée des confiseurs") est de ce point de vue tout à fait représentatif de la fureur d'acheter qui semble s'être emparée du tout venant, dans sa volonté de préparer un Nouvel An à tout casser, car au Japon, il est de coutume de croire que le 1er janvier conditionne - en bien ou en mal - tout le reste de l'année.
Du coup, tout le monde est aux petits soins pour fêter dignement ce jour absolument crucial, d'autant que tout ce qui peut aider à attirer la bonne fortune est plus que jamais d'actualité, ici aussi. Pour cela, il convient notamment de réunir des aliments "de bon augure" qui seront consommés pour l'occasion, de préférence de couleur rouge ou jaune, deux tons fort appréciés dans l'Asie des baguettes comme chacun sait.
On trouve donc parmi ceux-ci les œufs de hareng (kazunoko) qui sont réellement sur tous les étals cette année, mais aussi les œufs de saumon (ikura), les pinces de crabe, le saumon, le thon bien sûr, la "compote" de châtaigne (kurikinton) et pour faire l'appoint, on n'hésitera pas à agrémenter sa table de fruits assortis, c'est-à-dire de mandarines, de bananes, de cerises (en est-ce l'époque ?), etc.
Tout ce grand déballage se fait dans une ambiance électrique (dans le bon sens du terme) qui montre sans conteste que LA grande fête au Japon, ce n'est certainement pas Noël, déjà oublié depuis belle lurette, mais bien le Nouvel An… dont nous n'avons pas fini d'entendre parler sur Citizenside.