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Un enfant retiré de son collège pour maltraitance à Domart-en-Ponthieu, dans la Somme

Domart-en-Ponthieu, France ♦ 26 janvier 2012
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Alors qu’a été annoncé un numéro vert national destiné à centraliser les plaintes pour harcèlement à l'école, des parents d'élève ont retiré leur enfant du collège Val-de-Nièvre, à Domart-en-Ponthieu (Somme), jeudi 26 janvier 2012, en raison des maltraitances qu'il y subissait de la part de ses camarades.

Notre contributeur raconte :

"Depuis le début de l’année scolaire, l’enfant était maltraité par des élèves de l’établissement, il revenait régulièrement couvert de bleus sur le corps et en larmes. Les parents ont donc fait constater les traces de coups par un médecin puis déposé plainte. L’affaire a été classée sans suite.

Il y a 15 jours, l’enfant de 12 ans est revenu à son domicile avec un hématome recouvrant l’œil. L’élève qui a infligé les blessures sera exclu de l’établissement, selon le principal, mais aucune explication n’a été donnée aux parents durant ce temps.

L’enfant est mentalement déstabilisé par ces violences physiques et morales : affaires scolaires dégradées, insultes, dénigrement. Il est aujourd’hui à bout, selon ses parents.

Ce matin, le proviseur convoque les parents par téléphone et demande de venir chercher leur fils car il est exclu de l’école pour insolence envers sa professeur d’anglais. Le père en profite pour demander des explications au proviseur sur les violences infligées à son enfant dans l’établissement scolaire. Le principal lui répond que ça n’a rien à voir mais le père insiste et informe le principal qu’il préviendra les médias et l’académie sur les dysfonctionnements de l’établissement et demande des comptes sur les coups constatés sur le corps de l’enfant qui est revenu mardi soir du collège recouvert de bleus sur les bras. Réponse toute faite : 'c’est une autre histoire'.

A leurs arrivée, les parents se retrouvent dans le bureau du principal, en compagnie de nombreuses personnes : deux gendarmes, une assistante sociale, un médecin, une infirmière, le principal, la directrice, la responsable de la vie scolaire.

Les parents trouvant l’enfant assis dans le couloir lui demandent de les suivre pour la réunion, les personnes déjà présentes dans le bureau refusent la présence de l’enfant, les parents insistent pour qu’il reste car la situation le concerne.

Le père en colère n’a pas trouvé de réponses pour les coups. Selon les personnes présentes, l’enfant serait un menteur et pire serait lui-même provocateur des coups qu'il prend.

Les parents, choqués par ces propos, n’en reviennent pas, et la mère fait alors un stoppé un discours subtilement détourné par l’une des interlocutrices s’adressant à l’enfant afin que celui-ci se retrouve en situation d’accusateur…

Nous nous sommes cru au tribunal explique la mère.

Le médecin scolaire présent a donc proposé une équipe éducative PPS, prenant l’enfant pour un handicapé. C’en est trop, les parents refusent cette proposition car l’enfant est victime de ces violences qui persistent dans l’établissement.

Devant ces phrases toutes faites et préparées, la mère annonce qu’elle retire définitivement son enfant de cet établissement et que des suites seront données à la situation.

Les parents expliquent également que la professeur d’anglais n’a été présente que les 5 dernières minutes de la réunion et le principal annonce pour rabaisser cette fois les parents que les autres élèves perdent 15 mn de cours d’anglais pour cette réunion…

Le père et l’enfant dans la voiture, la mère demande à voir seul les 2 gendarmes et ils lui apprennent qu’ils ont dû intervenir de nombreuses fois depuis le début de l’année pour les violences et jeux interdits comme le jeu du foulard… "

Contacté par Citizenside, le principal du collège Val-de-Nièvre a répondu qu'il ne faisait pas de déclaration sur cette affaire. L'Inspection d'académie n'a pas encore répondu à nos questions.

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