Les agriculteurs français sont actuellement en crise, avec une sécheresse dramatique pour leurs productions et leurs animaux. Il y a cependant une catégorie d’agriculteurs, qui, elle, peut se réjouir de la sécheresse. Il s’agit des paludiers. A Guérande, en Loire-Atlantique, la récolte de sel a démarré avec un mois d’avance en raison des conditions de climatiques qui règnent dans leur région.
Cet hiver, la région n’a eu que très peu de pluie et, surtout, le vent d’est à beaucoup soufflé et asséché l’atmosphère. Dès le mois d’avril, les 200 paludiers des marais salants de Guérande, mis en éveil par ces conditions de climatiques se tenaient prêts. Il y a des signes qui ne trompent pas et, sur les marais gorgés de soleil, quand les cristaux de sel effleurent la surface de l’eau, c’est qu’ils sont près à être récoltés. Ils ont donc démarré la récolte vers le 16 mai.
Les touristes peuvent les voir, armés d’un grand râteau, écrémer les œillets et ramener le précieux or blanc sur les « ladures », une petite plate-forme au milieu des œillets.
D’ordinaire, sur un œillet, une surface de 70/80 mètres carré, la récolte est de 1,3 à 1,5 tonnes par saison. Lors d’une très bonne année, comme en 1949, l’année du siècle, la récolte peut monter jusqu’à 4 à 5 tonnes. Mais la saison est encore fragile et un orage peut compromettre la récolte et tous les pronostiques. Elle devrait se terminer fin avril, début septembre. Et les magnifiques oiseaux des marais retrouveront calme et tranquillité (telle que l’avocette élégante…).