C'est dans la Tour de la Liberté, bâtiment de prestige de la non moins prestigieuse Université de Meiji, que Jacques Attali s'est adressé à un parterre composé d'étudiants et de décideurs économiques nippons, ce lundi 17 janvier 2011.
Invité à l'occasion du 130e anniversaire de la fondation de l'une des trois universités les plus éminentes du Japon, l'économiste et essayiste français, conseiller de maints présidents de la République français, a dressé un tableau particulièrement noir de la situation économique mondiale ("Tous ruinés dans dix ans ?" suivant les termes de sa propre interrogation, par ailleurs) mais sa démarche se veut constructive, et il s'est fait, durant la presque heure et demie qu'a duré son allocution, l'ardent promoteur du droit d'ingérence et du micro-crédit comme moyens d'amener tous les peuples de la Terre à se développer, pour leur bien comme pour le nôtre.
Dans un pays comme le Japon pris en étau entre sa dénatalité galopante et sa tradition de fermeture à l'égard des mouvements de population, ses propos auront probablement parus d'une rare audace, une audace qui a cependant semblé enthousiasmer M. Naya Hiromi, le Président de l'Université de Meiji, francophile décoré en 2009 de l'Ordre National du Mérite (cf:
le site de l'ambassade du Japon).
Les très nombreux auditeurs de l'intéressante conférence de l'émérite Jacques Attali auront enfin pu retrouver l'ensemble des propos et des propositions de ce dernier au travers de trois de ses essais traduits en langue japonaise, avant peut-être de le revoir à la télévision car la conférence a été filmée par la chaîne nationale NHK ainsi que par la 12e chaîne, TV Tokyo.
Jadis c'était Jacques Chirac qui était fêté au Japon... de tout évidence, un Jacques chasse l'autre...