En partenariat avec
Envoyez
vos photos & vidéos
Suivre
Ajouté
Abonné
Supprimer
Supprimé
En attente
Chargement
Erreur
9
Voter
Voter

Presse et royauté ou quand les tabloïds ont sale caractère

Blog Info non vérifiée Info vérifiée Londres, Royaume Uni - 31 août 2012

ll y a quelques jours, la famille royale demandait à la presse britannique de ne pas publier les photos du Prince Harry où il apparaît nu, invoquant la violation de la vie privée. Ces clichés ont été pris avec un téléphone portable dans une suite de Las Vegas lors d’une partie de “strip-billard”.

Même si ces images ont été massivement relayées sur le net (initialement par le site TMZ), la presse avait spontanément décidé de faire preuve de pudeur et de ne pas les imprimer.
Tous sauf le tabloïd “The Sun” qui n’a pas hésité à illustrer sa première page avec l’objet du scandale : Harry debout tenant entre ses mains “les bijoux de la couronne”.

Harry avait déjà choqué le pays en 2005 lorsqu’il s’était rendu à une fête costumée déguisé en nazi. Les photos avaient fait les unes de la presse nationale et le Prince avait dû présenter des excuses publiques.

 

Mais Harry n’est pas la seule cible des journalistes en quête de scandales et cela fait des décennies que la famille royale d’Angleterre lutte pour éviter les fuites d’images compromettantes dans les médias :

En 1971 par exemple, la légende raconte que le MI5 aurait commandité le braquage de la banque Lloyds de Baker Street afin d’y récupérer des clichés compromettants de la rebelle Princesse Margaret, pris sur l’île Moustique où elle passait une partie de l’année durant sa jeunesse. Ces photos étaient tombées entre les mains de Michael X, un criminel notoire originaire des Caraïbes qui les aurait placées dans un des coffres de ladite banque. Peu de médias ont relayé cette histoire, base du scénario du film “The Bank Job” et le dossier sur ce Michael X est scellé jusqu’en 2054...

 

La Duchesse d’York Sarah Ferguson a également fait les frais de la presse tabloïd lorsqu’en 1992 le Daily Mirror a publié des photos d’elle dans le sud de la France, seins nus, en train de se faire sucer les orteils par John Bryan, un riche financier américain. Ce scandale, même s’il a éclaté après sa séparation avec le Prince Andrew, a provoqué la colère de la Reine et son bannissement de la vie royale.

 

 

Mais tout ceci n’est rien en comparaison de l'obsession des médias britanniques pour la Princesse Diana : cette dernière était constamment traquée par les photographes que ce soit pour ses apparitions publiques comme dans sa vie privée surtout quand la presse s’est passionnée pour ses problèmes de couple avec Charles à la fin des années 1980.

A cette époque Charles était retourné à ses anciennes amours dans les bras de Camilla et Lady Di fricotait avec James Hewitt. Des transcriptions de conversations très amicales entre la Princesse et son ami James Gilbey avaient provoqué un tollé après leurs publications par le Sun en août 1992.

Quelques mois plus tard, ce sont des échanges intimes entre le Prince de Galles et Miss Parker-Bowles qui étaient imprimés dans le Mirror et Today.

 

La famille royale a toujours rencontré des difficultés à éviter les fuites et l’étalage de détails ou d’images privés.

On se souvient encore des clichés volés de Lady Di en compagnie de Dodi Al Fayed en vacances ensemble dans le sud de la France quelques semaines à peine avant la mort de la Princesse et de son compagnon en 1997.

 

Un accident dans lequel les photographes de presse ont été largement impliqués : le soir du 31 août 1997, le couple quitte l'hôtel Ritz de Paris et s’engouffre dans une voiture.
Le chauffeur fera preuve d’imprudence pour éviter les nombreux paparrazzi qui avaient pris en chasse le véhicule. Le véhicule percutera un pilier du Pont de l’Alma, tuant Henri Paul le chauffeur et Dodi Al Fayed sur le coup. Diana décédera des suites de ses blessures quelques heures plus tard.

Sur la scène du drame, les photographes ont continué à prendre des photos jusqu’à l’arrivée des secours.

Plus tard, le photographe Laurent Sola racontera comment il a monnayé des photos du drame pour 3 millions d'euros à un tabloïd (sans le citer) avant de les retirer de la vente une fois le décès de Diana officialisé.

Malgré une lutte acharnée, la famille royale n’a pas pu empêcher la diffusion des clichés très explicites d’un autre photographe Fabrice Chassery par Channel 4 qui a parfaitement assumé sa décision auprès du public.


 

Il y a toujours eu un rapport amour/haine entre la presse britannique et la couronne, entre fascination de la monarchie et soif de scandale, se réjouissant tour à tour d’un mariage princier puis d’une affaire d’adultère sordide. Et la presse avait été peu ennuyée jusqu’ici malgré des débordements notables.

Mais depuis les scandales des écoutes téléphoniques qui ont successivement frappé News of the World et le Sun, un réglementation et une commission ont été mises en place pour améliorer l’éthique de ces publications. Sans grand succès : le Sun, enfant terrible du groupe Murdoch, a passé outre les avertissements de la famille royale et des avocats en publiant les photos de Harry en tenue d’Adam en une, prônant le droit à l’information.

Ce type de presse, dont les Anglais raffolent, rappelle que le pouvoir n’est pas forcément là où on l’attend et qu’entre voyeurisme et appât du gain, le crime profite à tous.

Voir toute la série ici.

Voter
Voter
9
Signaler un abus
À voir également
Commentaires (1)
Seuls les lettres, chiffre et '_' sont autorisés.
Merci d'entrer votre adresse email
Envoyer
Annuler