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Hommage à Mazhar Tayara, témoin de la Révolution en Syrie

Blog Info non vérifiée Info vérifiée Hims‎, Syrie - 07 février 2012

Notre Reporter Citizenside Omar Astalavista est décédé samedi 4 février 2012 dans le quartier d'al-Khalidiya après avoir été touché par des éclats d'obus alors qu'il venait en aide à des blessés et tentait de prendre des photos. Son véritable nom était Mazhar Tayara.

Nous tenons à lui rendre hommage pour le combat qu'il a mené pour la liberté et pour l'information. Nous avons demandé à l'un de ses amis de nous parler de lui. Voici son témoignage :

"Mazhar est né le 21/07/1988. Voici des photos prises lors de l'un de ses anniversaires, écrit son ami MHD.

Il est né à Homs et y a vécu toute sa vie. Je l'ai rencontré en septembre 1999, dans un collège-lycée réservé aux élèves les plus doués. Nous avons été camarades de classe pendant six ans.
Il est ensuite parti à l'université pour étudier le génie civil et il en était à sa dernière année d'études lorsqu'il a été tué samedi.
Mazhar était célibataire, mais il avait eu plusieurs histoires de cœur dans sa vie :)

Il rêvait de poursuivre sa formation en France et avait appris la langue. D'abord seul, puis au Centre culturel français de Damas. Il avait atteint un niveau avancé. Il parlait aussi un excellent anglais.

“Crois-tu que la Révolution aura lieu en Syrie ?”, lui avais-je demandé lorsque la Tunisie a commencé à se soulever.
“Oui, je connais les Syriens, je crois en la Syrie", avait répondu Mazhar. Pour lui, il n'y avait pas de doute : les Syriens se soulèveraient contre le régime d'Assad.


Le premier jour de notre Révolution, il était prêt, il avait laissé une lettre pour ses parents, sous son lit. "Demain, nous irons manifester, je ne peux pas rester assis à regarder les événements à la télévision", m'a-t-il dit à la veille de la première journée de répression à Homs, le 17 avril.

Mazhar a débuté ses activités révolutionnaires en regardant les manifestations en silence. Il réfléchissait, il observait les forces de l'ordre et se disait : "Ils ne vont sans doute pas tarder à nous tirer dessus". Et il avait raison : les militaires ont commencé à viser la foule et fait de nombreux morts.

Il savait qu'il nous fallait faire plus que seulement participer à des manifestations. Mazhar a commencé à contacter les organisateurs de ces mouvements.

Il a aussi commencé à mettre de l'argent de côté pour s'acheter un appareil professionnel. Il s'est mis à traduire des articles anglais et français vers l'arabe et inversement. Il a envoyé ses articles aux médias et a ainsi pu se faire des contacts.

Pendant le Ramadan, deux journalistes allemands du Spiegel se sont rendus à Homs et il leur a servi de traducteur et de chauffeur. Il a aidé des journalistes britanniques venus réaliser un documentaire sur Homs.

Il était notre témoin oculaire.

Il a finalement réuni assez d'argent pour acheter un appareil photo. Il a commencé à photographier les manifestations, à interviewer des activistes et à envoyer ses photos et ses vidéos aux médias étrangers.

Mazhar a aussi pris contact avec l’ONG Avaaz et s’est impliqué dans l’action de celle-ci pour une aide internationale à la Syrie.

On se souviendra de lui comme d’un journaliste citoyen qui aura risqué sa vie.

Voici une interview qu'il avait réalisée avec un habitant de Baba Amr au moment de la visite des observateurs de la Ligue arabe.

Il avait participé à l'élaboration de cette pièce pour les gens d'AlKhalidiya.

Il a aidé les journalistes du Guardian pour l'écriture de cet article.

Un hommage lui a été rendu à Chicago."

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